L’isolation se fait dans le but principal d’isoler thermiquement un bâtiment afin de réduire les échanges thermiques entre 2 ambiances. Par conséquent, le facteur principal avec lequel on doit évaluer un matériau isolant est la conductivité thermique exprimée en λ lambda.

Mais est-ce aussi le seul facteur ? Bien sûr que non ! Il faut également évaluer la transpiration µ, la durée dans le temps, la classe de réaction au feu, l’absorption d’eau, l’isolation acoustique, le prix et une série d’autres facteurs (tels que le poids moyen, les interventions accessoires, etc.). λ et µ sont, sans doute, des symboles qui font peur la plupart des gens, ne sachant pas ce que c’est. Toutefois, tout le monde aimerait avoir une isolation avec les matériaux les pus performants du marché.

Conductivité thermique λ

L’efficacité isolante d’un matériau donné est exprimée par une grandeur physique appelée conductivité thermique Lambda (λ = W/mK). Lisez cet article sur la conductivité thermique.

Fondamentalement, plus la valeur de conductivité thermique est faible, plus le pouvoir isolant de ce matériau particulier est élevé. Il nous apparaît immédiatement que plus ce matériau sera épais, plus l’isolation de notre maison augmentera.

Par conséquent, si nous avons un matériau, que nous appelons 1 avec une conductivité thermique λ = W / mK de 0,10 et un autre matériau, que nous appelons 2 avec λ = W / mK de 0,010, pour égaler 10 cm d’isolant, réalisé avec le matériau 2 , nous aurons besoin de 100cm de matière 1 !

C’est précisément pour cette raison que la conductivité thermique est un facteur essentiel à prendre en compte lors du choix du matériau isolant. Vous en saurez davantage sur RT 2020.

Le choix de matériaux d’isolation

Le premier choix se porte sur l’origine de l’isolant. Sur le marché, nous avons :

les matières plastiques telles que le polystyrène expansé (EPS), le polystyrène expansé extrudé (XPS), le polyuréthane (PUR) et les fibres de polyéthylène (PE). Les principaux avantages des matériaux synthétiques sont leur faible coût, leur excellente isolation thermique, leur facilité d’installation, leur résistance à l’eau et à l’humidité. Les inconvénients sont la faible résistance au feu, le faible déplacement thermique qui nuit aux performances estivales. Ils ne sont pas non plus respirants. On va les utiliser comme enduit extérieur, pour corriger les ponts thermiques, pour isoler les toitures des lieux qui ne sont pas “chauds”, pour les structures contre le sol et les vides sanitaires. On ne les installera pas sur les toits des villas balnéaires.

Nous continuons avec les matières minérales : mousse minérale, silicate de calcium, verre cellulaire, laine de roche, fibre de verre, perlite et argile expansée. A épaisseur égale, du point de vue de l’isolation thermique hiver comme été, ils présentent des performances intermédiaires entre les matériaux synthétiques et organiques. De plus, ils ont des coûts faibles à moyens, sont respirants, résistants à la moisissure et biodégradables.

En revanche, ils sont plus chers et plus épais que les synthétiques et certains matériaux présentent des phénomènes de radioactivité. Vous pouvez les utiliser où bon vous semble : en enduit intérieur ou extérieur, pour isoler les toitures et les sols, en faux plafonds et cloisons. Evidemment, les épaisseurs augmentent et sont plus difficiles à poser.

Nous concluons avec des matières organiques : chanvre, laine de mouton, cellulose, liège, fibre de bois, lin, maïs ou paille. Un nouveau sort chaque jour. Je frissonne d’anticipation du balai et du laurier rose.  Les avantages sont : isolation thermique moyenne-haute, excellente performance estivale, respirant, bonne isolation acoustique, biodégradable. A utiliser en enduit intérieur, dans les faux plafonds, pour isoler les toitures des locaux chauds et des combles.

Toutefois, ce sont les plus chers, les plus délicats et qui nécessitent une triple épaisseur par rapport aux synthétiques.

Durée dans le temps des isolants

On constate qu’il y a encore beaucoup de confusion sur la durabilité des matériaux thermiques. Cela est dû à la confusion entre la résistance des matériaux et l’efficacité isolante.

En effet, l’isolation thermique peut être résistante aux chocs, ou aux agents atmosphériques, comme la grêle, mais la durée de l’efficacité isolante est tout autre chose et est, à notre avis, le deuxième facteur le plus important à prendre en considération lors de nous sommes sur le point de choisir notre matériau d’isolation.

Précisément parce que les matériaux isolants perdent leur efficacité isolante avec le temps !

Transpiration µ dans l’isolation

La valeur qui doit être observée dans la fiche technique pour un matériau isolant spécifique est la résistance à la diffusion de vapeur (µ).

Fondamentalement, µ est le coefficient qui indique la résistance d’un matériau donné au passage de la vapeur d’eau.

Une valeur de µ égale à 1 indique la résistance à l’air et, évidemment, il n’y a rien de plus respirant que l’air. Par conséquent, les valeurs que nous trouverons dans les fiches techniques seront toujours > 1µ.

Par conséquent, même dans ce cas, plus cette valeur est faible, plus le pouvoir respirant du matériau est important.

Cependant, ce n’est pas une valeur à confondre avec l’indice de perméabilité à la vapeur d’eau que l’on voit au point suivant et qui est à l’origine de phénomènes tels que les moisissures et les infiltrations.

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