Cet article est un clin d’oeil à la Jeune Chambre Economique de Toulouse qui remettra un prix « coup de coeur » à un jeune entrepreneur âgé de 18 à 40 ans en référence au thème national de l’association pour 2016 « La jeunesse est d’utilité publique ».

Cet article  » Start-up / Start-down  » s’adresse aux jeunes entrepreneurs qui souhaitent créer une startup.

Il présente des conseils de bon sens basés sur les fondamentaux de la culture financière et managériale.

Loin d’être des dogmes à suivre à la lettre, l’article présente des scénettes destinées à illustrer avec un brin d’humour les bons usages dans la conduite d’entreprises.

Je suis à l‘écoute de ce qui se produit dans ma société, mais je garde aussi le regard tourné vers l’avenir. Je sais reconnaître un besoin pour lequel il n’existe manifestement pas de réponse, ou tout du moins pas de réponse satisfaisante.

Si tel est le cas, je formule une solution, mais je veille à rester honnête avec moi-même, en me posant les bonnes questions : cette solution est-elle réaliste, satisfera-t-elle l’utilisateur, celui-ci est-il disposé à apporter une valeur d’échange qui rendra la solution viable, …

J’ai conscience que des bonnes idées, il en faut plusieurs par jour, et j’ai aussi conscience que plusieurs autres personnes peuvent avoir la même idée que moi.

M1

J’ai un super idée, car je réponds à un besoin qui existe réellement d’une manière qui me semble pertinente. J’en suis tellement persuadé que j’ai oublié de challenger ma propre idée.

Exemples : Pour répondre à la problématique des transports, je réinvente Blablacar. Ou bien, pour répondre au besoin de recenser les adresses de startups ou celles d’endroits où on peut danser, j’invente Les Pages Jaunes.

M2

J’ai identifié un besoin non pourvu, j’ai construit une réponse à ce besoin. Pour autant, je ne cherche pas à la commercialiser tout de suite.

D’abord, je vais tester mon produit en réel, en y apportant un maximum de professionnalisme. Je recherche ensuite des clients-cobayes, avec qui je conclus un partenariat, pour qu’ils testent mon produit en échange d’un tarif bien inférieur.

M3

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Mon associé est super cool : Il m’a appelé, il est plein d’idées et, en plus, il adore mon projet. Nous prévoyons des brainstormings et il est prêt à y consacrer deux demi-journées par semaine, la première année. Il s’occupera de la finance, de la communication et de tout ce qui concerne le marketing, car sa cousine travaille chez l’Oréal.

Trois mois plus tard, nous en sommes encore à faire des plans sur la comète, mais le levier de vitesse est toujours au point mort.

En fin de compte, je me réalise que, pour entreprendre, il faut une stratégie intensive de division des tâches. Et que chacun doit être à son poste sept jours sur sept.

M4

Dans mon écolej’apprends beaucoup de choses, mais tout cela reste théorique. La confrontation de mon savoir avec la réalité va venir en complément de cet enseignement.

De plus, dans ma première startup, je vais apprendre comment je dois me comporter en équipe, mais aussi pouvoir développer mes capacités relationnelles, au contact du client.

En ce sens, ma première entreprise est ma deuxième école.

M5

Aujourd’hui tout le monde veut une marque.

Pour répondre à quel besoin ? Peu importe, pourvu que j’ai ma marque

Prendre un t-shirt blanc (ou bleu) et y apposer son logo ne constitue pas, en soit, la création d’une marque, ni surtout celle d’une activité économique.

M6

Si vous souhaitez approfondir le sujet autour des jeunes entrepreneurs, rendez-vous le samedi 4 juin 2016 au Quai des Savoirs à Toulouse pour le Festival Made in 31. Il y aura dans l’après-midi des débats sur la jeunesse et l’esprit d’entreprise  !

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